Combien consomme un bureau ou un atelier en électricité par an ?
Comptez 100 à 150 kWh par m² et par an pour un bureau, 200 à 400 kWh par m² pour un atelier ou un commerce alimentaire.
Un bureau de 100 m² avec dix postes de travail, un serveur, un copieur, une fontaine à eau et l’éclairage LED consomme 8 000 à 12 000 kWh par an hors chauffage, 1 600 à 2 400 €. Un atelier avec un compresseur, une scie sur table et un poste à souder ajoute 1 200 kWh de machines. Et un commerce avec une vitrine réfrigérée et une machine à café professionnelle voit ces deux appareils seuls dépasser 4 000 kWh. Dans un local professionnel, la facture se fait sur les appareils qui tournent 250 jours par an, dix heures par jour, ou 24 heures sur 24.
La méthode ne change pas : puissance × heures. Ce qui change, ce sont les heures. Un serveur de 250 W ne paraît rien à côté d’un poste à souder de 4 000 W ; mais le serveur tourne 8 760 heures et le poste 100. Résultat : 2 190 kWh contre 400. Les trois appareils les plus lourds du tableau ne sont pas les plus puissants.
900 € par an, 6 heures de charge chaque nuit ouvrée
500 € par an, la chaudière reste chaude dix heures par jour
469 € par an, dont 846 kWh rien qu’en attente entre deux appels
Quel appareil professionnel consomme le plus ?
Dix-sept appareils de bureau, d'atelier et de commerce. Triez par kWh, puis regardez la colonne veille.
Les durées correspondent à un usage sur 220 à 250 jours ouvrés : 8 heures par jour pour un poste bureautique, 9 heures pour l’éclairage, 24 h/24 pour le serveur, le switch et la vitrine réfrigérée. Pour un local ouvert le samedi, ajoutez 20 %. La colonne veille compte ce que tire l’appareil hors service : un copieur laser garde son four tiède à 10 W, un ascenseur garde sa cabine éclairée et son automate sous tension à 100 W.
| Appareil | Puissance | Usage type | kWh / an | € / an |
|---|---|---|---|---|
| Chargeur de chariot / transpalette électrique | 3 000 W | 6 h de charge/nuit, 250 jours | 4 500 | 907 € |
| Machine à café professionnelle | 1 000 W | allumée 10 h/jour, 250 jours | 2 500 | 504 € |
| Ascenseur (immeuble de 4 étages) | 5 000 W | ≈ 300 h de déplacement/an | 2 346 | 473 € |
| Serveur informatique | 250 W | 24 h/24 | 2 190 | 442 € |
| Vitrine réfrigérée | 400 W | compresseur ≈ 12 h/jour | 1 760 | 355 € |
| Éclairage de bureau (10 dalles LED 36 W) | 360 W | 9 h/jour, 250 jours | 810 | 163 € |
| Compresseur d'atelier 50 L | 2 200 W | 1 h/jour, 220 jours | 484 | 98 € |
| Poste à souder inverter | 4 000 W | 2 h/semaine | 400 | 81 € |
| Switch réseau / baie de brassage | 40 W | 24 h/24 | 350 | 71 € |
| Fontaine à eau (chaud + froid) | 100 W | régulation 24 h/24, ≈ 8 h/jour | 300 | 60 € |
| Scie sur table | 1 800 W | 3 h/semaine | 270 | 54 € |
| Poste bureautique (PC + 2 écrans) | 120 W | 8 h/jour, 220 jours | 232 | 47 € |
| Imprimante laser / copieur | 500 W | 1 h d'impression/jour, 220 jours | 195 | 39 € |
| Imprimante jet d'encre | 20 W | 30 min/semaine | 18 | 4 € |
| Machine à coudre | 90 W | 3 h/semaine | 14 | 3 € |
| Lampe de bureau | 8 W | 6 h/jour, 250 jours | 12 | 2 € |
| Visseuse / perceuse sans fil (chargeur) | 60 W | 3 h de charge/semaine | 9 | 2 € |
Prix du kWh retenu : 0,2016 € TTC, tarif réglementé option base.
Triez par puissance : le poste à souder à 4 000 W, le compresseur à 2 200 W et la scie à 1 800 W sont des charges de four ; en atelier, chaque machine a son circuit, souvent en triphasé. Le reste du bureau tient sur des circuits prises 16 A ordinaires, avec une règle en plus : les postes informatiques vont sur un différentiel de type A ou HPI, sinon les alimentations à découpage font déclencher un différentiel standard.
Combien consomment un poste de travail, un serveur et une imprimante ?
232 kWh par poste, 2 190 kWh pour un serveur, 195 kWh pour un copieur laser : le serveur vaut dix postes.
Un poste bureautique avec un ordinateur fixe et deux écrans tire 120 W : 8 heures par jour, 220 jours, 211 kWh, plus 21 kWh de veille à 3 W, 232 kWh, 46 € par poste et par an. Dix postes, 460 €. Le même travail sur un portable avec station d’accueil et un seul écran tire 60 W : 116 kWh, la moitié. Le serveur est le poste unique le plus lourd du bureau : 250 W, 24 h/24, 2 190 kWh, 438 €, l’équivalent de dix postes de travail. Un serveur virtualisé chez un hébergeur remplace souvent ce poste par 30 € par mois.
L’imprimante a deux visages. La jet d’encre du bureau d’à côté consomme 20 W en impression et 2 W en veille : 18 kWh par an, 4 €, dont 17 pour la veille. Le copieur laser tire 500 W en impression, jusqu’à 1 200 W au réveil du four, et 10 W en veille : 195 kWh, 39 €. La lampe de bureau LED de 8 W, 6 heures par jour, coûte 12 kWh, 2 € : dix lampes individuelles consomment moins qu’une seule dalle de plafond de 36 W allumée neuf heures.
Que coûte une heure de compresseur, de poste à souder ou de scie ?
0,44 € l'heure de compresseur, 0,80 € l'heure de soudure, 0,36 € l'heure de scie : les machines coûtent moins que l'éclairage.
Un compresseur d’atelier de 50 litres tire 2 200 W quand il remonte en pression, puis s’arrête. Sur une journée d’atelier, il tourne une heure en cumulé : 220 heures par an, 484 kWh, 97 €. Un compresseur qui fuit (raccord, flexible, clapet) redémarre toutes les dix minutes à vide : 1 000 kWh de plus par an pour rien, c’est le premier point à vérifier au wattmètre. Le poste à souder inverter tire 4 000 W à 160 A d’arc, mais l’arc dure une fraction du temps de travail : deux heures d’arc par semaine, 100 heures par an, 400 kWh, 80 €.
La scie sur table de 1 800 W travaille trois heures par semaine, 150 heures, 270 kWh, 54 €. Les outils sans fil ne comptent presque pas : un chargeur de visseuse de 60 W, trois heures par semaine, 9 kWh, 2 €. Et la machine à coudre d’un atelier de retouche, 90 W trois heures par semaine, 14 kWh, 3 € par an : la lampe de la machine consomme autant que son moteur. Entrez la puissance de votre machine et son temps de marche effectif dans l’outil.
Ascenseur, fontaine à eau, vitrine réfrigérée : les charges qui ne s'arrêtent jamais
2 346 kWh pour l'ascenseur, 300 kWh pour la fontaine, 1 760 kWh pour la vitrine : ces appareils vivent la nuit aussi.
Un ascenseur de quatre étages a un moteur de 5 000 W, mais il ne se déplace que 300 heures par an : 1 500 kWh de trajets. Le reste, 846 kWh, c’est l’attente : l’éclairage de cabine, l’automate, l’afficheur et la ventilation tirent 100 W en permanence. Un éclairage de cabine LED sur détecteur et un mode veille de l’armoire de commande ramènent l’attente à 30 W, 250 kWh, et l’ascenseur perd un quart de sa consommation sans monter un étage de moins.
La fontaine à eau chaud-froid sur réseau tire 100 W en régulation, 8 heures cumulées par jour : 300 kWh, 60 €. Une minuterie qui la coupe la nuit et le week-end fait tomber ce chiffre à 180. La vitrine réfrigérée d’un commerce est l’appareil que personne ne regarde : 400 W de compresseur, 12 heures par jour, 1 760 kWh, 352 € ; un rideau de nuit sur la vitrine économise 20 %. L’éclairage de 100 m² en dalles LED, 360 W pendant 9 heures, 810 kWh : c’est plus que dix lampes de bureau, plus que les trois machines de l’atelier réunies. Le détecteur de présence par zone retire 30 %.
Comment réduire la consommation électrique d'un local professionnel ?
Les questions que posent les gérants quand ils reçoivent la facture.
Combien consomme un bureau de 100 m² par an ?
8 000 à 12 000 kWh hors chauffage : postes informatiques 2 300 kWh, serveur 2 190, éclairage 810, copieur, fontaine, switch, café. Le chauffage électrique ajoute 5 000 à 8 000 kWh.
Faut-il éteindre les ordinateurs le soir ?
Oui : dix postes en veille simple tirent 30 W en continu, 190 kWh par an, 38 €. Éteints ou en veille prolongée (0,5 W), 30 kWh. Les mises à jour se programment à l’allumage du matin.
Un serveur sur place coûte-t-il cher en électricité ?
250 W en continu, 2 190 kWh, 438 € par an, plus la climatisation du local qui ajoute souvent 30 %. Un serveur récent basse consommation tire 120 W ; un hébergement externe supprime le poste.
Comment mesurer la consommation d’une machine d’atelier ?
Un wattmètre de prise jusqu’à 3 680 W (16 A) pour les monophasées ; au-delà ou en triphasé, une pince ampèremétrique sur une phase, et on multiplie par la tension et par le nombre de phases.
La page consommation électrique couvre aussi le logement, utile pour un artisan qui travaille depuis chez lui. Avant de raccorder un compresseur, un poste à souder ou une borne pour le véhicule de société, le calculateur de charge électrique vérifie la puissance souscrite et le calibre des circuits.
