Combien de disjoncteurs et de différentiels dans mon tableau ?
Cochez ce que vous avez chez vous : les rangées se remplissent, avec le bon calibre et la bonne section.
Comment se compose un tableau électrique
Un tableau se lit de haut en bas et de gauche à droite. En tête, le disjoncteur de branchement du distributeur, celui qui coupe tout et qui porte la puissance souscrite. En dessous, une ou plusieurs rangées, chacune commandée par un interrupteur différentiel 30 mA qui protège les personnes. Sur chaque rangée, les disjoncteurs divisionnaires qui protègent les câbles, un par circuit. Le principe tient en une phrase : un circuit, un disjoncteur, une section de câble.
La norme fixe trois choses que l’outil applique pour vous. Le nombre minimal d’interrupteurs différentiels selon la surface du logement : un jusqu’à 35 m², deux de 35 à 100 m², trois au-delà. Le nombre maximal de circuits par différentiel : huit. Et la nature des différentiels : au moins un de type A obligatoire dès qu’il y a des plaques de cuisson, un lave-linge ou une borne de recharge, les autres pouvant être de type AC.
Il reste une règle que beaucoup oublient : la réserve de 20 %. Un tableau rempli à ras bord ne se modifie plus. On compte donc les modules libres à la fin, et on prévoit une rangée de plus si on est juste.
c’est le maximum admis par interrupteur différentiel 30 mA
le seuil qui protège les personnes contre l’électrisation
des emplacements libres pour les circuits à venir
Quels circuits sont obligatoires dans un logement
La norme impose une liste de circuits qu’on ne peut pas fusionner. Les circuits spécialisés, d’abord : les plaques de cuisson sur un 32 A en 6 mm², le four, le lave-linge, le lave-vaisselle et le sèche-linge chacun sur un 20 A en 2,5 mm². Ensuite les circuits d’usage général : au moins un circuit d’éclairage par tranche de huit points lumineux, au moins un circuit de prises par tranche de huit ou douze socles selon la section.
Un logement de trois pièces principales descend rarement en dessous de huit circuits ; un pavillon avec chauffage électrique et borne de recharge dépasse facilement quinze. C’est ce nombre qui commande la taille du tableau, pas la surface.
- Les plaques de cuisson
32 A en 6 mm², seules sur leur circuit, différentiel type A obligatoire.
- Le four, le lave-linge, le lave-vaisselle
un circuit spécialisé chacun, 20 A en 2,5 mm².
- Les prises de courant
8 socles en 1,5 mm² sous 16 A, 12 socles en 2,5 mm² sous 20 A.
- L’éclairage
8 points lumineux par circuit, 1,5 mm² sous 10 ou 16 A.
- La borne de recharge
circuit dédié, différentiel 30 mA type A ou F, section selon la puissance.
Les erreurs qui reviennent le plus souvent
Ce que l'outil ne remplace pas
Cette composition vous donne l’ossature : le nombre de rangées, les différentiels, les calibres et les sections. Elle ne dit pas comment câbler le peigne d’alimentation, ni où passer la terre, ni comment repérer les circuits. Ces gestes-là sont détaillés dans les bases de l’électricité, et les sections de câble se vérifient une par une sur la page des sections.
Si le tableau existe déjà et que vous voulez savoir s’il passera le contrôle, la vérification sur photos est faite pour ça : vous envoyez le tableau ouvert, vous recevez la liste des points qui bloquent.
Questions sur la composition d'un tableau
Combien de rangées faut-il prévoir ?
Comptez vos circuits, divisez par huit, ajoutez une rangée de réserve. Un logement de 80 m² sans chauffage électrique tient sur deux rangées ; avec chauffage et borne de recharge, prévoyez-en trois.
Peut-on mettre deux circuits sur un même disjoncteur ?
Non. Un circuit, un disjoncteur : c’est la règle qui permet de couper une partie du logement sans tout éteindre, et qui garantit que la protection correspond à la section du câble.
Type A ou type AC, comment choisir ?
Le type A est obligatoire pour les plaques de cuisson, le lave-linge et la borne de recharge. Les autres circuits acceptent le type AC. Dans le doute, un type A convient partout.
Faut-il un parafoudre ?
Il est obligatoire dans les départements à forte densité de foudroiement et pour les installations alimentées par une ligne aérienne. Ailleurs, il reste conseillé si l’installation comporte du matériel électronique coûteux.
