L’agencement de magasin de sport se décide sur un plan de merchandising. Le tableau électrique arrive après, et c’est là que les reprises commencent. Deux réglementations se superposent dans un commerce de ce type : la sécurité incendie, qui protège le public, et le code du travail, qui protège les salariés. Elles ne fixent ni les mêmes seuils ni les mêmes obligations, et aucune ne dispense de l’autre.
Un magasin de sport est un ERP de type M
Le classement dépend de l’effectif admis, public et personnel confondus. En dessous de deux cents personnes, le magasin relève de la cinquième catégorie. De deux cents à trois cents, il passe en quatrième, puis en troisième jusqu’à sept cents, en deuxième jusqu’à mille cinq cents, en première au-delà. Cette catégorie commande le niveau d’équipement exigé et la fréquence des visites de la commission de sécurité. Le cadre est le règlement de sécurité du 25 juin 1980, dont les dispositions particulières de type M visent les magasins de vente.

Deux niveaux d’éclairage de sécurité
L’éclairage d’évacuation s’impose dès qu’un local reçoit cinquante personnes, ou dépasse 300 m² au rez-de-chaussée et en étage, 100 m² en sous-sol. Il balise les sorties et les changements de direction. L’éclairage d’ambiance, dit anti-panique, devient obligatoire à partir de cent personnes en étage ou au rez-de-chaussée, cinquante en sous-sol, et doit délivrer un flux lumineux minimal de 5 lumens par mètre carré de surface de local. Les établissements de première et de deuxième catégorie alimentent cet éclairage par une source centralisée à batterie. Les troisième et quatrième catégories peuvent s’en tenir à des blocs autonomes. L’installation suit la norme NF C 15-100.
Ce que le code du travail ajoute
L’article R4223-4 du code du travail fixe des niveaux d’éclairement minimaux mesurés au plan de travail ou, à défaut, au sol. Un local de travail, et la surface de vente en est un, réclame 120 lux. Les escaliers et les réserves descendent à 60 lux, les circulations intérieures à 40 lux. Un local aveugle occupé en permanence, réserve borgne ou bureau sans fenêtre, monte à 200 lux. Ces minima s’appliquent au général. Un projecteur braqué sur un mur d’escalade ou sur un rayon running ne les remplace pas.
Contrôles annuels et extinction nocturne
Les installations électriques se vérifient tous les ans, par un organisme accrédité Cofrac ou par un technicien compétent, au titre de l’article EL 19 du règlement du 25 juin 1980. Le rapport se consigne au registre de sécurité, que la commission demande à consulter. L’éclairage de sécurité suit le même rythme annuel. La nuit, le code de l’environnement impose d’éteindre l’enseigne lumineuse entre 1 heure et 6 heures, la vitrine au plus tard à 1 heure ou une heure après la fermeture, et l’éclairage intérieur dans l’heure qui suit le départ du dernier occupant, équipe de ménage comprise. Le même code prévoit, après mise en demeure du maire, une astreinte de 200 € par jour et par dispositif, et une amende qui peut atteindre 1 500 €, montants en vigueur en 2026.

















